#03pourcent



Les conséquences effroyables de la lutte contre le virus
(28/10/2020)



Vous pouvez traduire ce texte dans la langue de votre choix :


On égrène tous les jours le nombre de morts que fait le virus, mais on parle beaucoup moins des conséquences, y compris en mortalité, qu'auront les mesures de lutte contre l'épidémie.

Bien sûr, on pense d'abord aux conséquences économiques qu'auront eu l'arrêt presque total de l'économie pendant les deux mois de confinement, suivi de mesures encore très contraignantes pour certaines activités, avec des couvre-feu, des reconfinements partiels, l'interdiction des regroupements qui dureront encore des mois... Les mondes du spectacle, de la restauration, du tourisme, des sports auront été complètement dévastés.

Certains ne veulent pas attacher de l'importance à tout cela, estimant que la santé prime sur tout, mais on a du mal à croire que la santé ne sera pas affectée lorsque quelque cent millions de personnes dans le monde seront précipitées en raison de ces mesures dans l'extrême pauvreté, comme l'a estimé la Banque mondiale... Extrême pauvreté, ça signifie moins de 1,9 $ par jour pour vivre !

David Nabarro, envoyé spécial de l'O.N.U. pour le Covid-19, déclarait le 16 septembre :

C'est bien pire que toutes les sciences-fictions sur les pandémies. C'est une situation terrible, un problème de santé qui est devenu tellement hors de contrôle qu'il plonge le monde non seulement dans une récession, mais dans une contraction économique géante qui va probablement doubler le nombre de pauvres, doubler le nombre de mal-nourris, conduire des centaines de millions de petites entreprises à la faillite.

La différence avec toutes ces sciences-fictions, c'est que la pandémie elle-même est plutôt bénigne !

Pour ce qui est de la France, la crise a déjà fait basculer un million de personnes dans la pauvreté (pas « extrême », mais ça n'est quand même pas facile à vivre), et ça n'est qu'un début puisque les conséquences économiques commencent à peine à se faire sentir.

Mais puisque la pauvreté on s'en fout, puisque tout ce qui compte c'est que des gens soient « sauvés » du terrible virus qui fait 0,3% de morts, parlons des morts que vont provoquer ces mesures.

D'abord, par l'augmentation du nombre de suicides... Parce qu'avec l'angoisse distillée sans cesse autour de cette maladie, avec toutes les personnes qui vont perdre leur emploi, des suicides il y en aura, et pas d'un âge moyen de 81 ans comme les morts du Covid-19 ! Il y a environ 10 000 suicides par an en France, je ne me risquerai pas à prédire quelle sera l'augmentation en raison des conséquences de toutes les mesures de lutte sur l'économie et sur la santé mentale des Français, mais je pense qu'elle ne sera pas négligeable...

Quant aux personnes âgées dans les ehpad, elles seront peut-être plus nombreuses encore à succomber à ce suicide lent qu'est le syndrome du glissement, simplement par le désespoir d'être privées des contacts avec leurs proches et de leurs derniers plaisirs, qu'au virus.

Et puis, si on prive les gens pendant un an ou plus d'une grande partie de leurs loisirs, de tous les événements festifs, des contacts humains, si on leur fait accepter qu'il est presque criminel de serrer leurs enfants dans leurs bras, qu'on doit rester à distance les uns des autres, qu'on doit s'habituer à ne plus voir un sourire dans les rues, que ceux qui osent s'opposer à toutes ces mesures sont d'affreux égoïstes responsables de l'horrible pandémie, si tout le monde doit s'enfermer dans de petites cases isolées et garder un masque au travail... outre que tout cela rend la vie bien peu agréable, les gens vont se rabattre sur leurs addictions :

— le tabac, qui cause 75 000 morts par an en France ;

— l'alcool, qui en cause 40 000, et dont la consommation a explosé depuis la fin du confinement ;

— et la bouffe, dont l'excès est la cause d'une grande partie des maladies cardiovasculaires (150 000 morts par an), du diabète (35 000), et aussi d'une bonne partie des cancers (150 000), entre autres.

On a estimé que pendant le confinement les Français avaient gagné en moyenne 2,5 kg... On a dit que c'était parce qu'ils étaient enfermés chez eux sans pouvoir faire de l'exercice, et donc que tout cela rentrerait dans l'ordre après le confinement... J'en doute fort, et je suis même prêt à parier que le surpoids va continuer à augmenter pendant les mois et les années à venir... Je ne sais pas si quelqu'un a estimé ce qu'une augmentation de 2,5 kg du poids moyen des Français causerait comme morts, mais je m'attends encore à ce que ça représente une partie non négligeable des quelque 600 000 morts annuelles en France.

Plus tous les morts qu'il y aura eu parce que beaucoup de gens n'ont plus consulté leurs médecins, n'ont plus fait de tests de dépistage, par peur d'attraper le vilain virus dans les salles d'attente... Cela causera bien plus de morts que les reports d'opérations dus à la saturation momentanée des services de réanimation.

Au total, on peut sans doute s'attendre à bien plus de cent mille morts causées en France par cette lutte suicidaire, ce qui sera sûrement plus que n'en causerait le virus si on ne tentait pas désespérément de l'arrêter, sans vraiment y arriver dans pas mal de pays dont la France.

Et c'est bien pire si on ne raisonne pas en nombre de morts, mais en nombre d'années de vie perdues... Avec un âge moyen des décès de plus de 80 ans, on a estimé que le Covid-19 fait perdre en moyenne douze ans aux personnes qui en meurent, et ça serait à minimiser en tenant compte du fait que la plupart de ceux qui meurent ont en outre des comorbidités limitant leur espérance de vie... Et si on ne cherchait pas à l'arrêter, le virus tuerait peut-être 0,2% de la population dans un pays comme la France... Douze ans de vie en moins pour 0,2% de la population, cela fait une perte de vie moyenne pour l'ensemble de la population de... huit jours !

Les victimes de la folie sanitaire perdront sans doute plutôt en moyenne une quarantaine d'années de leur vie, il suffirait donc qu'elles soient quatre fois moins nombreuses que les morts évités de la pandémie (si on arrive à en éviter, ce qui semble de plus en plus compromis) pour que le « remède » soit pire que le mal.

Et on devrait considérer non seulement les années de vie perdues, mais aussi les années de vie gâchées... Parce que beaucoup d'entre nous auraient préféré ne pas vivre l'année 2020... et pas seulement huit jours : toute l'année, et sans doute aussi les quelques années suivantes qui seront marquées par une crise économique sans précédent... Je rappelle la citation de John Fitzgerald Kennedy : Il ne faut pas essayer d'ajouter des années à sa vie, mais plutôt de la vie à ses années... Ça fait particulièrement réfléchir venant de quelqu'un qui est mort jeune dans des circonstances tragiques, mais dont la vie aura été au moins aussi marquante et remplie que celle d'un George Bush mort à 94 ans avec la maladie de Parkinson ! Et donc, toute cette folie autour d'un bête virus guère mortel aura enlevé beaucoup de vie pour tout le monde à l'année 2020, et on est loin d'en avoir fini !

Mais les défenseurs de la lutte à tout prix nous disent aussi que le virus ne fait pas seulement des morts, mais laisse beaucoup de séquelles... Voyons ce qu'il en est...

Il y a d'abord les séquelles de la réponse excessive de l'organisme de certains malades. Ça n'est pas le virus lui-même qui fait des dégâts, mais la réponse immunitaire excessive, une réaction inflammatoire qui s'attaque à des organes vitaux (poumons, coeur, reins...) et peut laisser des séquelles graves. Mais c'est dans ce domaine qu'on a fait de gros progrès thérapeutiques, en particulier par l'usage de corticoïdes et d'anticoagulants.

Il y a aussi les séquelles des soins pour ces malades en réanimation... Rester dans le coma et intubé pendant des semaines, quand ça ne tue pas ça laisse des traces quelquefois durables... Mais là aussi on a fait beaucoup de progrès, on a constaté que la plupart des patients n'avaient pas besoin d'être intubés, mais simplement placés sous oxygène avec un masque, souvent conscients, et la durée moyenne des soins intensifs a été considérablement réduite depuis le début de l'épidémie. Le passage en réanimation est beaucoup moins traumatisant que lors de la première vague, quand les médecins réanimateurs ne savaient pas trop comment soigner tous ces malades.

Et puis il y a le « covid long », ces malades qui disent souffrir de symptômes très invalidants après plusieurs mois : fatigue, essoufflement, maux de tête... Là je vais sans doute me faire des ennemis en disant que la plupart de ces malades sont des malades imaginaires ! Et je l'affirme simplement parce qu'il est impossible qu'il n'y ait pas des dizaines de milliers de tels malades : quand on voit le nombre de personnes dites « électrosensibles » qui se sentent malades parce qu'elles habitent près d'une ligne à haute tension ou une antenne GSM (même quand elle n'est plus en fonction depuis longtemps), il est impossible qu'avec la campagne de terreur menée contre le covid il n'y en ait pas encore bien plus ! Beaucoup de ces malades n'ont même jamais été positifs au covid, et pourtant ils en ressentent tous les symptômes. Et alors que le covid tue surtout des hommes, ces malades sont souvent des femmes, comme justement les victimes de maladies psychosomatiques et notamment les « électrosensibles » (là ce sont des ennemies que je risque de me faire).

Et dire que le covid long est souvent imaginaire ne veut pas dire que ces gens ne souffrent pas, tout comme les « électrosensibles » dont la maladie n'a aucun fondement physiologique mais est parfaitement reconnue, avec des symptômes bien définis... Simplement, les uns et les autres ne doivent leurs maux ni au virus ni aux ondes, mais à la peur, imposée dans le cas du virus par la méthode d'action choisie par le gouvernement.

Et je ne dis pas non plus qu'il n'y a pas de véritables malades d'un « covid long » bien réel, qui semble surtout lié à des dérèglements de la machine immunitaire comme on en observe pour d'autres maladies virales, et qui en général finit par passer. Mais je reste persuadé qu'ils sont bien moins nombreux que les « faux malades ».

Et ces malades imaginaires ne sont que la partie immergée de l'iceberg des conséquences mentales de la lutte, qui ne se traduiront pas uniquement par des morts. Les psychiatres, psychologues et psychanalystes alertent tous sur une vague d'angoisses et de dépressions.

Donc, quel que soit le point de vue, il est tout à fait évident que la lutte contre le virus aura des conséquences bien plus désastreuses que la maladie elle-même, et il s'en faut de beaucoup.

Il est nécessaire de mesurer le rapport des bénéfices sur les risques... Les bénéfices, ce sont les morts qui seront éventuellement évités (je dis éventuellement parce qu'au vu des résultats il n'est pas évident qu'on arrive vraiment à en éviter malgré le durcissement croissant des mesures de lutte !) ; les risques, ce sont justement les conséquences de ces mesures.

Peut-être que je minimise les risques liés au virus, on me rétorquera que le principe de précaution veut qu'on envisage toujours le pire...

Bien, mais alors il faudrait aussi imaginer le pire pour les conséquences de la lutte contre le virus !

Rappelons que quand la Banque Mondiale annonce que la crise du coronavirus va précipiter cent millions de personnes dans l'extrême pauvreté, il s'agit d'une estimation médiane, pas d'un maximum.

Le pire, ça serait peut-être que cette lutte qui aura comme d'habitude augmenté le fossé entre pays riches et pays pauvres (parce que bien sûr ça n'est pas en France ou aux États-Unis qu'il y aura ces cent millions de pauvres extrêmes), et exacerbé la haine et la méfiance de l'autre, se termine par une nouvelle guerre mondiale.

Improbable ? À mon avis beaucoup moins qu'un virus qui ne provoquerait pas une immunité, ou qu'un vaccin répandu en masse de façon précipitée qui causerait plus de morts que la maladie qu'il était censé combattre...

Devant ces évidences, je suis effaré que les gens ne se révoltent pas, bien qu'il y en ait de plus en plus qui ouvrent les yeux, ou tentent de les faire ouvrir à d'autres...

Rien notamment chez les étudiants, qui sont pourtant généralement les premiers à se révolter, qui n'ont pratiquement rien à craindre de cette maladie et tout à craindre de la crise économique monstrueuse qui va suivre... On les voit tous mettre docilement des masques sans la moindre protestation...

Rien non plus chez les gilets jaunes, qui étaient prêts il y a un an à provoquer une véritable révolution pour des injustices sociales dix fois inférieures à celles que causeront ces mesures anti-covid... Il semble qu'ils soient plus effrayés par un virus qui fait 0,3% de morts que par les grenades des C.R.S. !

C'est à désespérer...

Finalement, notre société tout entière se comporte comme les organismes des malades qui vont en réanimation : face à l'attaque de ce virus inconnu mais finalement pas très dangereux, elle sur-réagit en déclenchant une véritable tempête de mesures coercitives qui s'attaquent à tout ce qui fait notre humanité : les libertés les plus fondamentales, les activités festives, le droit à travailler, l'ambiance au travail, les loisirs, l'amitié, et aussi la bonne santé physique et mentale de tous. Il y a heureusement un nombre croissant de voix qui s'élèvent contre ces mesures insensées, et pourront jouer le rôle des antiinflammatoires... Espérons que ces « rassuristes », comme on les appelle, pourront arrêter la tempête avant qu'elle n'ait tout dévasté... et que la période de réanimation puis de rééducation de notre société ne sera pas trop longue, et ne laissera pas trop de séquelles !

Robert Alessandri



Page d'accueil

Écrire à l'auteur

Ce texte a été lu fois depuis le 28/10/2020