#03pourcent



Immunité collective :
les vrais chiffres
(03/11/2020)



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Dans son allocution à la veille du nouveau confinement, Emmanuel Macron a déclaré solennellement : Nous pourrions — certains le préconisent – ne rien faire, assumer de laisser le virus circuler. C'est ce qu'on appelle la recherche de « l'immunité collective », c'est-à-dire lorsque 50, 60% de la population a été contaminée. Le Conseil scientifique a évalué les conséquences d'une telle option. Elles sont implacables : à très court terme cela signifie le tri entre les patients à l'hôpital. Et d'ici quelques mois c'est au moins 400 000 morts supplémentaires à déplorer. Jamais la France n'adoptera cette stratégie.

au moins 400 000 morts FAKE

Mais d'où vient ce chiffre effarant ? De l'étude de 2 épidémiologistes qui font partie du Conseil Scientifique, Arnaud Fontanet et Simon Cauchemez... On y lit en fait que pour le Covid-19, dont le taux de létalité serait compris entre 0,3 et 1,3%, en considérant un taux d'immunité de groupe jugé optimiste de 50%, cela conduirait à 100 000 à 450 000 morts en France. Les 400 000 morts supplémentaires correspondent donc à un maxiumun, et pas un minimum comme l'a indiqué Emmanuel Macron pour effrayer le peuple.

Simon Cauchemez, co-auteur de l'étude, a apporté des précisions lorsqu'il a été interrogé par CheckNews :

Une autre façon d'arriver à ces chiffres serait de considérer qu'il a fallu dans le contexte français 30 000 morts pour obtenir 5% d'immunité collective. Si on applique ce même taux de mortalité pour la suite, on s'attend à 300 000 morts pour atteindre 50% d'immunité collective et 396 000 morts pour atteindre 66%.

Déjà, Emmanuel Macron parlait de 400 000 morts supplémentaires au minimum pour atteindre 50 ou 60% de la population immunisée, et pas 66%... Mais outre ces imprécisions qui devraient alerter un site censé vérifier les informations, il y a plusieurs erreurs et omissions graves dans ces deux phrases de Simon Cauchemez.

D'abord, les 30 000 morts étaient 28 000 à la fin mai, lorsqu'on a mesuré le taux « d'immunité » de la population française. Et si on veut chercher à connaître le nombre de morts que provoquerait la stratégie de l'immunité collective, il faudrait se limiter aux morts dans les hôpitaux, puisque les Ehpad consitituent un milieu isolé indépendant de cette stratégie. Soit 19 000.

Ensuite, les « 5% d'immunité collective » sont tirés de l'enquête Sapris de l'Inserm mesurant la présence d'anticorps contre le Covid dans un panel de la population française dont les prélèvements sanguins ont été effectués fin mai ou début juin. Le taux trouvé est même de 4,5%, mais il est totalement fallacieux de dire que la présence d'anticorps reflète l'immunité. On sait que le taux d'anticorps baisse rapidement et que certains malades n'en développent jamais, mais il y a une mémoire immunitaire qui permet justement de refabriquer rapidement des anticorps en cas de nouvelle exposition au virus, et des cellules spécialisées dans la lutte, les lymphocytes T, qui ne sont pas détectées par les tests sérologiques. Un certain nombre d'études montrent que ces autres aspects de l'immunité fonctionnent parfaitement avec ce virus, et il y a un moyen très simple d'en avoir la preuve, c'est la quasi-absence de réinfections :

Lors de la première vague épidémique, jusqu'à la fin avril, il y a eu 130 000 personnes testées positives au Covid, dont 24 000 sont décédées. Il reste donc 106 000 « survivants » dans les cas confirmés positifs, soit 0,16% de la population française. S'il n'y avait pas du tout d'immunité, on trouverait donc 0,16% de test positifs actuels qui correspondraient à des réinfections... On a eu depuis la fin août plus d'un million de tests positifs, on devrait donc trouver 1600 cas de réinfection s'il n'y avait pas d'immunité, et on en a trouvé à ma connaissance... 1 ! Peut-être que mes informations ne sont pas à jour et qu'il y en a eu d'autres, mais s'ils étaient nombreux on n'aurait pas manqué d'en parler. Et puisqu'on sait qu'après six mois une grande proportion des personnes qui ont été atteintes n'ont plus d'anticorps détectables, cette quasi-absence de réinfections est bien la preuve qu'on est parfaitement immunisé même quand on n'a plus d'anticorps. Il faut donc arrêter de nous bassiner avec ces doutes sur l'immunité, des doutes il n'y en a plus, le fait est que la quasi-totalité de ceux qui ont été contaminés sont parfaitement immunisés plus de six mois plus tard.

Essayons donc d'estimer le taux de personnes infectées, et donc immunisées, d'après le taux de présence des anticorps. D'abord, le taux moyen de 4,5% est tiré de la présentation à la presse de cette étude de l'Inserm, où la séroprévalence par régions est indiquée, mais un article scientifique exploitant ces données a été publié concernant la séroprévalence dans trois régions, respectivement Île de Fance, Grand Est et Nouvelle-Aquitaine, et les résultats sont assez différents : respectivement 10%, 8,6% et 2,5% au lieu de 9,2%, 6,7% et 2% d'après les données de l'Inserm. Donc assez nettement plus, ce qui conduirait sans doute à une valeur plus élevée pour l'ensemble de la France. Je suis tenté de faire plus confiance à une étude scientifique où toutes les méthodes statistiques utilisées ont été clairement exposées plutôt qu'à une communication publique de l'Inserm annonçant la disponibilité de données brutes.

Et on sait depuis longtemps que le taux d'anticorps contre le Covid diminue rapidement, si bien qu'ils ne sont souvent plus décelés après quelques mois. Cela a été notamment confirmé dans une étude anglaise récente, où des prélèvements sanguins ont été faits sur un panel de la population 12, 18 et 24 semaines après le pic de l'épidémie début avril. Les tests ont été positifs pour 6% de la population lors de la première campagne de prélèvements, dans 4,8% lors de la seconde, et dans 4,4% lors de la troisième. Il y a donc eu une perte de 20% entre la première et la seconde campagne. Cette perte était comme on s'y attendait beaucoup plus importante chez les personnes ayant eu une forme asymptomatique de la maladie (59% de diminution en 12 semaines) et chez les personnes âgées. On a d'autre part des raisons de penser que cette perte est plus importante lors des premières semaines après la maladie, ce qui n'a pas pu étre testé par cette étude.

Puisque les prélèvements de l'étude française ont été effectués fin mai ou début juin, deux mois après le pic de l'épidémie, le taux de tests positifs devait être nettement diminué, sans doute d'au moins 30%, par rapport à ce qu'il aurait été juste après l'infection.

Et d'autre part, certains malades ne développent jamais d'anticorps, tout en guérissant parfaitement du virus et en n'étant pas moins immunisés.

Tout cela conduit à penser qu'il y a eu un pourcentage beaucoup plus important de personnes infectées que ne le suggère la simple détection des anticorps, sans doute d'au moins 8% à l'issue de la première vague, fin mai.

D'autres études sérologiques viennent d'ailleurs appuyer cette conclusion. Ainsi, la première étude sérologique en France, réalisée par l'institut Pasteur dans un lycée de l'Oise, trouvait que le taux d'immunité de la population dans ce département devait être de 12% au début avril, et donc sûrement nettement plus fin mai, alors que les tests de l'Inserm ne trouvent que 9,2% pour l'ensemble de la région parisienne. Une autre étude de séroprévalence a été menée dans le département du Morbihan, trouvant que 5 à 10% de la population de ce département avait été infectée. Les tests ont été effectués sur des prélèvements sanguins de « fonds d'éprouvette », c'est-à-dire des prélèvements faits dans le cadre d'examens de routine sans rapport avec le Covid. L'intérêt est que ces prélèvements ont été faits peu après le pic de l'épidémie, le taux d'anticorps ne devait donc pas avoir notablement diminué. Notons que des tests semblables devaient être effectués sur tout le territoire national, par l'Institut Pasteur et Santé publique France, mais on n'en entend plus parler. Quoi qu'il en soit, le Morbihan a été peu touchée par le virus si l'on en juge par le nombre de morts, qui rapporté à la population du Morbihan est 2,5 fois inférieur au taux observé sur l'ensemble du territoire. Cela conduirait à un taux d'infection en France compris entre 12 et 23%.

Bref le taux de 4,5% estimé par l'Inserm apparaît très sous-évalué, et on peut estimer que le taux d'infection en France était compris entre 8 et 12% à la date de fin mai, plutôt que les 5% retenus par Simon Cauchemez.

Et donc, entre 8 et 12% de la population était immunisée à l'issue de la première vague, soit une population comprise entre 5,3 et 7,9 millions d'habitants, et un taux de létalité compris entre 0,35% et 0,53% si l'on retient l'ensemble des décès, et entre 0,24% et 0,36% si on ne retient que les décès en hôpital. Rappelons que le maximum de 450 000 décès retenu par les deux épidémiologistes du Conseil scientifique considère un taux de létalité de 1,3%, qui est donc totalement irréaliste même en ne retenant que 5% d'immunité.

Et donc en retenant ces taux, on obtiendrait pour l'ensemble de la population entre 115 000 et 175 000 décès pour arriver à un seuil d'immunité collective de 50%, et entre 150 000 et 231 000 pour arriver à 66%. On est déjà bien loin des 300 000 et 400 000 morts indiqués respectivement par Cauchemez, et ça n'est pas fini !

L'erreur suivante, c'est « si on applique ce même taux de mortalité pour la suite »... C'est une erreur parce qu'on sait justement que depuis cette première vague qui nous a pris de vitesse, on a nettement fait diminuer le taux de mortalité. Les patients pris en réanimation décédaient dans plus de 30% des cas au maximum de l'épidémie, maintenant c'est dans guère plus de 10%... Cela d'une part parce qu'on a bien réduit l'usage de l'intubation et de la mise en coma artificiel, et d'autre part parce que l'usage de corticoïdes et d'anticoagulants a beaucoup réduit la réaction inflammatoire excessive. Et le fait que les patients soient pris en charge plus tôt a aussi bien limité la survenue de formes graves de la maladie... On se rappelle que lors du maximum de l'épidémie on demandait aux personnes qui pensaient être atteintes de rester chez elles en prenant juste un peu de doliprane et de n'appeler les secours qu'en cas de difficultés à respirer, c'est-à-dire lorsque la réaction inflammatoire avait déjà bien attaqué les poumons (et rappelons que c'est le service du Professeur Raoult à Marseille qui a le premier pris en charge et suivi des malades dès qu'ils avaient des symptômes, il ne faudrait pas réduire ses actions à la seule défense de l'hydroxychloroquine !)

Donc, le taux de mortalité a sensiblement baissé, mais de combien ? On peut s'en faire une idée grâce à la multiplication des tests. Le premier aôut, il y avait 190 000 cas confirmés de Covid, et le 21 octobre, 960 000, donc 770 000 de plus. Et le premier août, il y avait 30 300 morts, le 30 octobre 36 600, donc 6300 de plus. Je m'arrête au 21 octobre pour les cas positifs et au 30 octobre pour les décès pour tenir compte d'un décalage entre les deux données... Les décès surviennent en moyenne 19 jours après l'infection, quand aux tests ça doit être nettement moins même si depuis qu'on a multiplié leur sensibilité on détecte souvent des personnes qui ne sont plus du tout malades ni contagieuses mais qui ont encore des fragments de virus dans les voies respiratoires. Neuf jours de décalage ça me paraît raisonnable, et vu que l'épidémie ne progresse pas aussi rapidement que lors de la première vague quelques jours de plus ou de moins ne changeraient pas grand-chose.

Cela conduit à un taux de morts/cas confirmés de 0,81%. Mais bien que les tests se soient multipliés, on sait qu'on est encore loin de détecter toutes les personnes contaminées : personne n'imagine qu'on en décèle plus de la moitié, et beaucoup estiment plutôt un sur quatre voire moins... Ça conduirait donc à un taux de létalité compris entre 0,2 et 0,4%, à appliquer sur une grande partie de l'épidémie puisque dans tous les cas le taux de population immunisée est encore faible, et donc à réviser les chiffres précédents à 80 500 à 140 000 pour un seuil d'immunité de 50%, et entre 100 000 et 185 000 pour un seuil d'immunité de 66%.

Mais ce seuil pour atteindre l'immunité collective est lui-même sûrement exagéré. D'une part parce que des études toujours plus nombreuses montrent qu'il y a probablement une immunité croisée avec d'autres coronavirus, c'est-à-dire qu'on peut avoir des défenses qui ne sont pas spécifiques au Covid-19 mais qui nous protègent tout de même, en tout cas tant qu'on ne vit pas dans un milieu particulièrement contaminé. Et d'autre part, d'autres études ont montré que la grande variabilité du nombre de transmissions du virus selon les personnes (avec notamment les « super-propagateurs ») avait pour effet de diminuer très notablement le seuil d'immunité collective nécessaire.

On peut donc estimer plutôt le seuil d'immunité collective à 40%, réduisant encore le nombre de décès à 67 000 à 115 000 pour le total des décès qu'on aurait en « ne faisant rien et laissant le virus circuler », alors qu'il y en a déjà 35 000 et qu'on semble mal partis pour arriver à contrôler l'épidémie jusqu'au vaccin salvateur... Donc au maximum 80 000 décès supplémentaires en ne faisant rien, le cinquième de ce qu'annonçait notre Président de la République comme minimum, ça fait quand même un énorme mensonge que tous les médias, tous les sites de « vérification d'informations », ont validé ! Et si on ne parle que des morts à l'hôpital, le 1er août il y en avait 19 500, le 30 octobre 25 000, donc 5500 de plus, ça donne un taux de létalité compris entre 0,18% et 0,36%, et un nombre de morts entre 52 000 et 94 000.

Et la dernière erreur ou plutôt mensonge, c'est de dire que la stratégie de l'immunité collective consiste à « ne rien faire et laisser le virus circuler », puisqu'on doit chercher tout au contraire à protéger les personnes les plus vulnérables plutôt que tout le monde.

Et il ne s'agit pas comme certains le prétendent de vouloir « isoler » voire « enfermer les vieux », ni de les contraindre plus que ne le fait déjà la stratégie inepte du gouvernement du « protégez-vous tous pour protéger les autres ». Cette stratégie qui veut stopper l'épidémie nécessite de réduire le taux de reproduction du virus (le fameux R0) de trois à nettement moins de 1, ce qui revient à diviser par à peu près quatre la probabilité de transmettre le virus pour chaque contact entre une personne contaminée et une personne saine. Avec la stratégie de l'immunité de groupe, il s'agit juste d'abaisser de la même manière cette probabilité de transmission uniquement entre une personne contaminée et une personne vulnérable. Chacun comprendra qu'il est plus facile de faire baisser cette probabilité pour une petite partie bien identifiée de la population que pour l'ensemble de la population ! Si les porteurs du virus ont disons trois fois moins de chances de contaminer une personne vulnérable qu'une personne peu vulnérable, on arrivera sans mal à diviser par deux le nombre de décès aussi bien que celui des admissions en réanimation, qui concernent pour au moins 95% ces personnes vulnérables.

Mais pour y parvenir, il faut complètement changer le message... Il faut expliquer qui sont les personnes vulnérables, leur faire comprendre que si elles contractent le virus elles ont une probabilité non négligeable d'en mourir ou de passer des semaines en réanimation, qu'elles doivent donc être particulièrement attentives pour se protéger, et que leurs proches doivent aussi être particulièrement attentifs en leur présence : porter un masque, se laver régulièrement les mains, nettoyer les objets qu'ils touchent, etc... C'est au domicile que ces gestes-barrières doivent être respectés, plutôt qu'à l'extérieur ! Au lieu de dire aux étudiants qui ont eu tout le loisir de se contaminer pendant les vacances qu'ils doivent maintenant s'enfermer 23 h sur 24 avec leurs aînés, il faut leur dire plutôt de sortir le plus possible, d'aller au cinéma, au théâtre, mais de respecter au mieux des mesures de distanciation lorsqu'ils sont chez eux avec des personnes vulnérables... Et que c'est à ces moments qu'ils doivent mettre un masque, pas quand ils sont dans la rue ou dans les magasins. C'est vrai qu'on conseille aussi maintenant de mettre un masque chez soi, mais il faut être sérieux : si les gens sont obligés de porter un masque dans les rues, dans les magasins, et à leur travail, combien vont encore le mettre chez eux pour protéger leurs vieux ?

À l'extérieur, c'est aux personnes vulnérables, à celles qui doivent se protéger du virus, qu'il faut recommander le port du masque, et d'un masque efficace, lequel deviendrait une façon de les reconnaître et d'être particulièrement attentifs aux gestes-barrières en leur présence : quand on rencontre quelqu'un qui porte un masque, on ne doit pas trop l'approcher, ni chercher à lui serrer la main ou tout autre contact physique, ne pas lui postilloner au visage en lui parlant...

Et pour identifier et sensibiliser les personnes vulnérables, au lieu de faire la promotion d'une appli de traçage des « cas-contacts » parfaitement inefficace, il faudrait plutôt développer un questionnaire sur internet permettant de calculer son « taux de vulnérabilité » : la probabilité qu'on a de mourir ou de passer en réanimation si on est contaminé, en fonction de l'âge, de l'indice de masse corporelle, des antécédents médicaux, etc. Ça existe d'ailleurs sûrement déjà, mais pour que ce soit efficace il faudrait que ce soit connu et développé avec sérieux par des spécialistes de la maladie. Et je suis sûr que ça serait assez précis, tant les facteurs de risque commencent à être bien connus.

Si quelqu'un sait qu'il a 10% de probabilité de mourir, ou 20% de probabilité de passer deux semaines en réanimation, s'il attrape la maladie, il aura naturellement tendance à faire attention, et ses proches prendront des précautions pour ne pas risquer de le contaminer s'ils tiennent à lui.

Mais évidemment, 95% des personnes se verraient sûrement dire qu'elles ont moins de 0,1% de probabilité de mourir ou de passer en réanimation, soit autant que pour une gippe, alors une telle application est complètement proscrite dans la stratégie du gouvernement qui veut que tout le monde se protège pour protéger les autres !

Et ainsi, si on arrive à diminuer de moitié le nombre de morts dès maintenant, on arrivera à un nombre de morts supplémentaires hors ehpad compris entre 13 500 et 35 100, soit un total de 38 500 à 60 100 sachant qu'il y en a déjà 25 500... Et sans doute à peu près autant de passages en réanimation, ce qui reste supportable pour les hôpitaux.

Est-ce que la stratégie actuelle sera capable de limiter autant le nombre de morts, alors que tout le monde se rend bien compte que le virus est de plus en plus difficile à contrôler avec l'approche de l'hiver et que les dernières mesures prises pour tenter de le ralentir n'ont aucune chance d'être efficaces (port du masque généralisé en extérieur où il n'a aucune utilité, mise en confinement des étudiants qu'on pousse à s'enfermer avec leurs grands-parents...) et sont de plus en plus impopulaires ? On augmente sans cesse les restrictions aux libertés et l'angoisse dans la population, on tue les petits commerces, on use de la répression, on attise la haine au sein de la population, on détourne les fonctions de la police pour verbaliser ceux qui veulent simplement se promener ou qui ne supportent pas le port d'un masque, et maintenant on va jusqu'à obliger les enfants de 6 ans à mettre un masque, c'est vraiment de la maltraitance ! Et pour achever d'immuniser la population on ne pourra compter que sur un vaccin produit dans la précipitation qui devra être imposé même à ceux qui seront déjà naturellement immunisés... On voit bien que ça n'est pas possible, ça va être de plus en plus difficile avec l'arrivée du froid et partout dans le monde il commence à y avoir des mouvements de révolte parce que les gens en ont marre de toutes ces mesures autoritaires décidées sans la moindre concertation, sans le moindre débat scientifique, et en répandant des mensonges de plus en plus évidents (400 000 morts, on pouvait y croire au début de l'épidémie lorsqu'on ne connaissait pas cette maladie, et on comprend que nos gouvernements aient pris peur, mais maintenant on en sait beaucoup plus et il faut arrêter le délire)...

Quant aux ehpad, quelle que soit la stratégie il s'agira de protéger le mieux possible les résidents tout en ne les privant pas trop de leurs derniers plaisirs, simplement avec la stratégie de l'immunité collective ça durera moins longtemps : deux ou trois mois, plutôt que jusqu'à la Saint-Glinglin qui rime avec vaccin.

Et plus on attendra pour changer cette stratégie imbécile, moins le gain en vie humaine sera sensible, et plus on devra prolonger ces mesures désastreuses qui entraîneront elles-mêmes encore bien plus de morts, qui feront des ravages durables dans tous les fondements de notre société, et qui ne feront rien d'autre que nous mener aussi à l'immunité collective, mais lentement et dans la douleur.

Robert Alessandri



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